La FCPE demande des avancées concrètes sur le coût de la rentrée et le poids du cartable dès septembre
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Que la grande distribution se préoccupe du coût de la rentrée scolaire pour les familles, la FCPE s’en félicite. Mais la FCPE tient à rappeler à tous ceux qui seraient tentés de l’oublier que
l’école publique doit être gratuite. La FCPE souhaite qu'au-delà d'une opération médiatique de rentrée, le ministère traduise par des actes ses intentions et ce, en concertation avec tous les
membres de la communauté éducative concernés par le sujet. L’inflation des listes de fournitures à acheter à chaque rentrée scolaire, parfois dès l’école maternelle, bafoue le principe même de la
gratuité et met de nombreuses familles en difficulté. La FCPE demande au ministre de l’Education nationale de rappeler aux enseignants qui prescrivent des fournitures qu’il convient d’en limiter
la liste au strict minimum, et ce dans le cadre d'une réflexion non seulement sur le prix à payer par les familles, mais aussi sur le poids porté par les enfants. L’étude menée par la FCPE a mis
en évidence que le nombre de pages par cahier ou le format des classeurs peuvent alourdir ou alléger considérablement le poids du cartable. Fournitures moins lourdes, fournitures moins chères,
fournitures moins nombreuses : des préoccupations qui doivent concerner l’ensemble de la communauté éducative.
EDVIGE... C’est le nom du nouveau fichier généralisé de "toutes personnes âgées de 13 ans et plus" « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat
politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue
désormais ce fichier.
A l’heure où M. Darcos, Ministre de l’Education vient de signer, avec les principales organisations lycéennes, un texte dont une partie est consacrée à la démocratie lycéenne et qui jette
les bases des discussions, nous ne pouvons que constater encore une fois de fortes contradictions.
Ce texte propose notamment d’aborder les points suivants :
"les moyens de renforcer le rôle de la démocratie lycéenne et de ses instances",
"l’engagement des lycéens dans la vie de leur établissement doit être valorisé. Les activités associatives doivent être encouragées".
Une volonté affichée de renforcer la démocratie lycéenne, mais à quel prix ? Un fichage systématique des enfants ?
A lire ! :
Communiqué de presse du syndicat de la magistrature : http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php ?article729
La FCPE exige le retrait de l’article 2 alinéa 4 du projet de loi relative à l'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les
discriminations, qui autorise « l’organisation des enseignements en regroupant des élèves en fonction de leur sexe ». Cet article porte atteinte au principe de laïcité et de mixité à l’école car,
sous couvert de lutte contre les discriminations, il permet à tous les particularismes religieux d’exiger la séparation des filles et des garçons pour tel ou tel enseignement. Comment les parents
et les enseignants pourraient-ils accepter l’intrusion de ces revendications religieuses ou scientistes dans le fonctionnement quotidien de l’école ? Par ailleurs, la FCPE dénonce les propos
choquants de la secrétaire d’Etat à la Famille qui prend l’enseignement privé pour modèle. La FCPE rappelle que l'égalité des filles et des garçons est une obligation légale et une mission
fondamentale de l'Éducation nationale. Il ne pourrait y avoir des enseignements pour les filles et d’autres pour les garçons. L'éducation à l'égalité est une condition nécessaire à l'évolution
des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées doivent être les lieux d'un véritable apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons. La FCPE invite toutes les organisations
laïques à se mobiliser.